Je marche silencieusement
Sur la pointe des pieds
Sans me retourner
Les mains dans les poches
Pour ne rien déranger
Et passer inaperçu
Car ce monde
Que je traverse ainsi
Est si parfait
Que je ne supporterais pas
D'y lever le moindre grain de poussière.
Alors je marche vite
Sans lever les pieds
Pour y glisser en surface
Afin de le quitter au plus tôt
Et ne plus subir les assauts de sa perfection.
4 commentaires:
On doit pas vivre dans le même monde, le mien n'est pas si parfait...
Si le tien est pire que celui que je décris, alors ça doit pas aller fort ...
il a l'air vaste et tranquille, je m'y poserai bien l'espace d'un instant...
C'est une question de perspective et de point de vue: lorsque j'ai écris ce texte, il y a quelques années, j'étais (je suis ?) un intrus dans le milieu social (sociabilisé ?) dans lequel j'évoluais (j'évolus ?). Les parenthèses sont là pour t'indiquer que rien n'est réglé et que parfois il es bon de s'amuser des apparences en les inversant: cela aide à se remettre à l'endroit sans renoncer à soi. Oh! le cinéphile, Cint Eastwood a bien réalisé un film s'intitulant "Un monde parfait" ? le titre de ce texte est en rapport ...
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